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'Cdt Marulanda, le monde vous regarde' lance le fils d'Ingrid Betancourt

02/04/2008 - RTL info

Une "mission humanitaire des trois pays facilitateurs, l'Espagne, la France et la Suisse" en vue de la libération d'Ingrid Betancourt, otage de la guérilla colombienne des Farc, a "débuté en liaison avec les autorités concernées", a annoncé l'Elysée ce mercredi à 18H00. Une source proche du dossier avait indiqué par avance qu'un communiqué serait publié après le départ de l'avion transportant la mission annoncée la veille par Sarkozy. Le communiqué lapidaire de la présidence française tient en une phrase: "Une mission humanitaire des trois facilitateurs, l'Espagne, la France et la Suisse a débuté, en liaison avec les autorités concernées".

Lorenzo Delloye estime que sa mère a choisi de provoquer tant les FARC qu'Uribe par sa grève de la faim

Le fils de l'otage Lorenzo Delloye, a estimé que sa mère, ex-candidate à la présidentielle colombienne, qui souffre d'une rechute d'hépatite B, s'était engagée dans un "rapport de force" avec la guérilla et M. Uribe en entamant une grève de la faim. Il a appelé Manuel Marulanda à accepter de libérer sa mère lors d'une conférence de presse à Paris.

Urgence

Signe de l'urgence de la situation pour Paris, une réunion de crise s'était tenue mercredi à la présidence, au lendemain de l'appel lancé par Nicolas Sarkozy pour que la guérilla libère l'otage franco-colombienne, jugée en "danger de mort imminente". La mission humanitaire devait partir "le plus vite possible", avait affirmé le chef de la diplomatie Bernard Kouchner à la sortie du Conseil des ministres. "Nous en attendons beaucoup", avait ajouté M. Kouchner. Cette mission est destinée à "prendre contact" avec la guérilla colombienne des Farc et "obtenir accès" à l'otage, détenue depuis plus de six ans par la guérilla marxiste.

Frein

Les négociations en vue d'une libération d'Ingrid Betancourt et d'autres otages ont été frappées de plein fouet par la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes, interlocuteur clef du dossier, tué en mars dans un raid de l'armée colombienne. "Tout ce que nous avons humainement pu faire, nous l'avons fait, il faut maintenant attendre que nos envoyés spéciaux, le médecin, puissent parvenir sur le terrain. C'est pas simple, c'est physiquement très difficile, et moralement également très difficile", a expliqué M. Kouchner.

L'appel de Sarkozy, qui a tout de même obtenu d'Uribe un "cessez-le-feu"

En attendant un feu vert des Farc, M. Sarkozy, qui a fait de la libération de l'otage une "cause nationale", avait lancé mardi un nouvel appel au chef de la guérilla, Manuel Marulanda, lui demandant de relâcher immédiatement Ingrid Betancourt, dans un message vidéo diffusé aux médias. Parallèlement, il a obtenu du président colombien Alvaro Uribe qu'il s'engage publiquement à faire cesser les opérations militaires dans la zone où la mission humanitaire se rendrait. Il s'est entretenu également avec son homologue vénézuélien Hugo Chavez pour "faire le point" avec cet interlocuteur privilégié des Farc.

La soeur de l'otage, Astrid Betancourt, s'est elle insurgée contre ces informations "non fondées", affirmant qu'elle ne croyait pas à une grève de la faim de sa soeur. Elle a rappelé que dans le passé la rumeur avait déjà donné l'otage "malade" voire "enterrée".

"Nous demandons à toutes les personnes certifiant qu'Ingrid est en grève de la faim de nous apporter la preuve concrète de celle-ci", a également affirmé à l'AFP le vice-président de la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (Ficib) Olivier Roubi.


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