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Un cousin du président colombien demande l'asile politique au Costa Rica

22/04/2008 - Romandie.com, La Presse Canadienne, Union Radio, La Prensa, Reuters

Mario Uribe, cousin du président colombien Alvaro Uribe, dont l'arrestation a été ordonnée mardi par le parquet pour ses liens présumés avec les groupes paramilitaires, est à l'ambassade du Costa Rica pour demander l'asile politique, a annoncé la radio privée Caracol.

L'avocat de Mario Uribe, Jose de Carmen Ortega a déclaré à la radio que l'ancien président du Sénat se trouvait à l'ambassade du Costa Rica "pour demander l'asile politique", sans donner plus de détails.

Le bureau du procureur a ordonné mardi la détention "pour des liens présumés avec des groupes paramilitaires (milices d'extrême droite)" de Mario Uribe.

Selon le rapport d'un procureur délégué devant la Cour suprême de justice, la découverte d'indices sur des liens présumés avec des groupes paramilitaires et l'achat de terres à ces milices, sont à l'origine de la décision de détention préventive de Mario Uribe.

Mario Uribe, qui est très lié avec le président, avait auparavant annoncé à la presse, qu'il allait se livrer aux autorités.

L'un des principaux témoins à charge contre Mario Uribe est Jairo Castillo (alias "Pitirri") un ex-paramilitaire réfugié aux Etats-Unis qui affirme que le cousin du président a rencontré à plusieurs reprises des chefs d'Autodéfenses Unies de Colombie (AUC-fédération des groupes paramilitaires) pour qu'ils l'aident à s'approprier des terres dans le nord et le nord-ouest du pays.

Le chef paramilitaire Salvatore Mancuso a également confirmé avoir rencontré trois fois le sénateur Mario Uribe.

Quelque 62 hommes politiques colombiens, dont 32 membres ou anciens membres du Congrès, ont déjà été emprisonnés pour avoir eu des liens avec ces milices accusées d'avoir tué des milliers de paysans et de s'être emparées de leurs terres.

Le député d'opposition (gauche) Gustavo Petro a affirmé qu'il soutenait cette "décision courageuse" du Parquet "qui va maintenant devoir faire face à des pressions très fortes de la part des autorités".


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