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La sénatrice colombienne Piedad Cordoba et la Secrétaire d'Etat espagnole pour l'Amérique Latine, Trinidad Jiménez, ont analysé aujourd'hui la possibilité de rétablir les contacts avec les FARC en vue de conclure avec la guérilla un accord humanitaire pour la libération des kidnappés.
La parlementaire d'opposition a conversé pendant plus d'une heure et demie avec Jiménez, dans une réunion au cours de laquelle elles ont aussi examiné les perspectives d'un éventuel processus de paix avec les Forces Armées Révolutionnaires (FARC) et l'Armée de Libération Nationale (ELN).
La Secrétaire d'Etat espagnole pour l'Amérique Latine a expliqué que « à l'heure actuelle » le Gouvernement de Colombie nous a demandé que nous adoptions une "attitude plus active".
L'Espagne, avec la France et la Suisse, fait partie du groupe de pays qui composent une commission internationale pour la recherche d'un accord humanitaire avec les FARC.
Jiménez a expliqué que l'Espagne essaye de travailler « en accord avec le gouvernement colombien », « avec beaucoup de discrétion » et dans le but « de libérer les personnes kidnappées par le FARC ».
Pour cette raison, Trinidad Jiménez a considéré comme « positif » cet échange d'impressions avec la sénatrice du Parti Libéral qui a négocié avec le président vénézuélien, Hugo Chavez, pour la libération de politiciens kidnappés par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).
La sénatrice, à l'heure actuelle, n'a aucun type d'activité, a rappelé Jiménez, qui a ajouté que Cordoba attendait qu'on puisse réactiver un éventuel processus de médiation.
La secrétaire espagnole d'État a considéré qu'il était « important » de maintenir des « liens » avec une personne qui a joué un rôle actif dans la libération de certains kidnappés.
En outre, la réunion d'aujourd'hui, a indiqué Trinidad Jiménez, a permis de discuter de « comment nous voyions, tant le gouvernement espagnol que la sénatrice, un processus de paix se mettre en place et se développer, tant avec les FARC qu'avec l'ELN », a indiqué Jiménez.
Pour sa part, la sénatrice colombienne a considéré qu'un accord humanitaire avec la guérilla passait « indiscutablement » par « le Vénézuéla et concrètement par son président Hugo Chavez ».
Cordoba a souligné que c'était le Gouvernement colombien qui devait « prendre la décision de rechercher quelqu'un de fiable et jouisant de la confiance des FARC, afin de permette de reprendre le fil de l'accord humanitaire ».
Selon la sénatrice, le médiateur éventuel « ne peut pas être imposé, mais ce doit être quelqu'un auquel les FARC font confiance ».
Parce que, selon la sénatrice, après ce qui s'est produit (l'exécution de Raul Reyes, dirigeant des Farc abattu en mars dernier pendant une attaque en territoire équatorien), cela va être très difficile, pour n'importe quelle personne ou n'importe quel pays.
Pour cette raison, elle a considéré que les FARC remplaceraient « difficilement » Chávez par une autre personne.
Jiménez et Cordoba se sont intéressé également au cas d'Ingrid Bentacourt, l'ex candidate présidentielle kidnappée il y a plus de six ans, comme aux qutres personnes qui sont en pouvoir des FARC.
Selon la sénatrice colombienne, « travailler pour la libération » tant d'Ingrid Bentacourt que d'autres personnes « pourrait être rapide si le Gouvernement (colombien) en a la volonté ».