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l'Église catholique déclare que la croissance économique du pays est une accumulation de capitaux, mais pas de bénéfices pour tous, et fustige l'indifférence du gouvernement et de la guérilla face au problème des kidnappés.
"Il y a croissance en Colombie mais cette croissance n'est pas traduite en développement. C'est une accumulation de capitaux, mais cette accumulation de bénéfices ne profite pas à tous le Colombiens", a déclaré Mgr Luis Augusto Castro, le président de la Conférence Épiscopale colombienne.
En se référant à la conclusion de la Semaine Sainte, le prélat a indiqué que le chemin de croix des Colombiens comporte encore beaucoup de stations de souffrance. "Une de ces stations est la guerre. Nous n'avons pas encore obtenu de pouvoir dire que nous sommes en paix. Un autre est simplement la pauvreté, et le manque de développement ", a-t-il ajouté.
Il a ensuite spécialement fait référence au manque de "sens humanitaire" par rapport au problème des kidnappés en pouvoir des groupes armés illégaux.
"Nous demandons, en cette Semaine Sainte, qu'on en fasse un peu plus en faveur des kidnappés, qui ne sont l'objet que d'indifférence de la part de l'Etat comme de la part de la guérilla; il faut en faire plus et rendre courage aux parents", a-t-il déclaré.
En se référant à la demande des Farc pour que soient démilitarisées deux communes du sud-ouest du pays afin de négocier un échange de kidnappés contre des rebelles emprisonnés, le cardinal a ajouté qu'on devait accepter les formules qui sont les plus rapides pour que les kidnappés puissent rentrer chez eux.
"Que ce soient Florida et Pradera - les communes proposées - ou d'autres lieux, peu importe ! mais qu'on arrête de tergiverser en laissant se décomposer dans la forêt tous ces Colombiens qui n'ont pas commis d'autre crime que celui de vouloir de servir leur Patrie", a-t-il déclaré.