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Les cinq militants des Droits Humains ont été libérés par les Farc

11/04/2005 - RCN Radio

Les cinq membres de la Commission Justice et Paix (CIJP), kidnappés le passé 31 mars dans le Choco par un groupe armé présumé faisant partie des Farc, ont été libérés par leurs ravisseurs, ont révélé des sources officielles.

Les cinq défenseurs des droits humains ont été remis en liberté près de l'endroit où ils avaient été kidnappés.

La CIJP a indiqué dans un communiqué que cette libération représente « de bonnes nouvelles pour notre Commission Justice et Paix, pour la Communauté de Droits Humains et pour les habitants des Zones Humanitaires du Jiguamiandó ainsi que pour les familles de Curvaradó », où travaillaient les personnes libérées.

Enrique Chimonja, Johana López, Edwin Mosquera, Mónica Suárez et Fabio Ariza sont en bonne santé et ont été accompagnés dans cette région de la foret amazonienne par des délégués du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et du Diocèse de Quibdó, la capitale du Choco.

Cette zone est connue pour le forte présence de la guérilla des Farc et de paramilitaires Auc, qui s'y disputent le contrôle du territoire.

Les confrontations aux alentours de Bojayá, près de Bellavista, ont  causé le déplacement forcé de quelque deux mille personnes dans les dernières semaines, situation qui a été dénoncée par différentes agences des Nations Unies (ONU) en Colombie.

En mai 2002 on avait enregistré à Bojayá le pire massacre de civils commis en Colombie, dans le cadre du conflit armé, lorsque 119 habitants de ce village, réfugiés dans une petite église pour s'enfuir des combats entre le Farc et les Auc, avaient été massacrés.

La CIJP a remercié tous ceux qui avaient apporté leur « soutien moral ou spirituel, et toutes les expressions de solidarité dans ce moment difficile qui paraît aujourd'hui se terminer » avec la remise en liberté de ses membres.

Mardi passé, le secrétaire général adjoint pour les  Affaires Humanitaires de l'ONU, Jan Egeland, avait demandé « la mise en liberté immédiate » des cinq membres de cette ONG. En Colombie, ainsi que dans des dizaines de pays, des organisations et des gouvernements avaient aussi réclamé la libération de ces militants des Droits Humains.


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