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Le gouvernement colombien a rejeté ce mardi la proposition de parents d'un groupe de kidnappés, qui proposaient de créer une zone de sécurité où il serait possible de rencontrer les FARC pour négocier un échange de prisonniers. Le ministre de la Défense, Jorge Uribe, a indiqué que le gouvernement continuait à accepter en principe de discuter avec le groupe rebelle « mais sans recourir à une zone démilitarisée».
« Nous ne considérions pas qu'une telle zone soit nécessaire pour mener à bien ces conversations, lesquelles peuvent être effectuées dans une délégation étrangère, dans une église, dans un lieu où on ne demande pas » la démilitarisation, a affirmé Uribe à la station de radio "la W".
De cette manière, le gouvernement a montré son désaccord avec l'initiative des parents des 12 ex députés régionaux qui entament cette semaine leur quatrième année de détention.
La proposition prévoyait la création d'une zone de sécurité dans la commune de Caicedonia (sud-ouest), où les négociateurs du gouvernement et ceux des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) pourraient discuter l'échange de 63 otages en pouvoir de cette guérilla - y compris les 12 politiciens - contre des rebelles détenus par le gouvernement.
La proposition avait l'appui « des autorités locales et de toute la Communauté de la commune, ainsi que le soutien opérationnel de la Defensoría du Peuple, de la Communauté internationale, de l'Église Catholique et du Comité International de la Croix Rouge, qui garantiraient de manière effective la sécurité des acteurs avant, pendant et après les conversations », selon le projet. Les ex députés font partie du groupe de 59 politiciens et prisonniers en uniforme que le FARC prétend échanger contre 500 de ses membres en prison dans une zone démilitarisée, exigence qui a été rejetée par le gouvernement.