Questions à Mélanie 

Où habitent maintenant les enfants et le mari d’Ingrid Betancourt ?  Quelles études Mélanie fait-elle ? Que compte-t-elle faire après ?

Mélanie : Mon frère Lorenzo et moi habitons St Domingue en République Dominicaine. Lorenzo est en troisième et moi, je suis en terminale S. Après mon bac, j'aimerais bien faire Sciences-Po à Paris. Je pense qu'il est essentiel de comprendre le monde dans lequel nous vivons pour pouvoir aider.

Est-ce que les enfants d’Ingrid Betancourt ont encore été menacés depuis la disparition de leur maman ? Mélanie est-elle protégée par des gardes de corps ? Mélanie n’a-t-elle pas peur de se faire enlever elle–même à cause de sa maman ?

Mélanie : Depuis que maman a été enlevée, nous n'avons pas été menacés. C'est pour cela que lorsque nous vivions a Bogota, Lorenzo et moi étions protégés par des gardes du corps; alors nous courrions un danger parce que nous pouvions être pris en otages. Maintenant nous n'avons plus de gardes du corps. Je n'ai pas peur de me faire enlever,  je ne me sens pas menacée. La seule peur qui m´habite c´est l´état de santé de  maman.

Mélanie, je suis élève en 1ère ES et j'admire votre courage et votre détermination dans ce combat pour la libération de votre maman et des otages en Colombie. Où puisez-vous toutes ces forces pour faire face à vos études, alerter l'opinion publique, mener des conférences de presse?  -  Comment fais-tu Mélanie pour supporter l’absence de ta maman ? Moi, j’aurais beaucoup de mal à supporter l’absence d’un membre de ma famille.

Mélanie : Quand on se trouve dans une situation comme celle-ci, on a deux choix: se laisser aller ou se battre. Maman nous a toujours montré qu'il fallait se battre jusqu'au bout pour ce que l'on sait être juste. Toute la famille puise son énergie dans la force du  combat que mène maman et dans l'amour que nous avons pour elle et pour la Colombie. L'absence de maman est très dure mais je suis entourée d'une famille formidable et  je me dis que chaque jour qui passe me rapproche du retour de maman.

Mélanie fera-t-elle de la politique comme sa maman ?

Mélanie : Le combat de maman m'a ouvert les yeux sur les nécessités de la Colombie. Je sais que je ne pourrais pas être indifférente aux souffrances et au combat que mène le peuple colombien. D'une manière ou d'une autre, j'ai envie d'aider mon pays, que ce soit à travers des actions politiques ou  humanitaires.     

Mélanie, des messages d'amitié vous ont été remis le 3 mars à Paris, ils ont été écrits par notre classe, les avez-vous reçu ? ces témoignages vous aident-ils vous et votre frère ?

Mélanie : J'ai reçu le 23 février les messages de toute une classe de Bretagne, qui m'ont infiniment touchée. Est ce que ce seraient ces même messages


"Sur les traces d'Ingrid " : un projet de www.EducWeb.org