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En 2001,
53000 familles sont arrivées dans la capitale dans des
conditions d’exil dues au conflit armé qui règne dans le
pays. Elles venaient des départements de Tolima, Meta,
Cundinamarca et Antioquia.
Les chiffres
dramatiques de la population réfugiée à Bogota et Soacha,
ont été connus hier lors du forum organisé par le projet
‘Bogota, comment allons-nous’ promu par la Chambre de
commerce de Bogota, la Fondation Corona, la maison d’édition
El Tiempo. Ces chiffres ont été élaborés grâce à l’assistance
technique du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies
pour les réfugiés (Acnur).
Selon l’organisation
non gouvernementale Codhes, qui suit le phénomène d’exil
en Colombie, les familles arrivées à Bogota ont fui leurs
terres par peur des menaces de guerre et pour éviter que
leurs fils soient enrôlés dans la guerre.
Pour sa part,
Luis Alfonso Hoyos, Directeur du réseau de Solidarité
Sociale – entité chargée de s’occuper de la population
exilée – a reconnu que l’Etat n’a pas su gérer la
problématique de l’exil forcé. « Le plus grave est
que les possibilités de retour ont dramatiquement diminué
en raison du retard apporté à la prise en charge des
exilés » assura-t-il.
Lors du
forum, on a constaté que le département de Cundinamarca
est devenu la région où le conflit entre guerilla,
para-militaires et Armée a augmenté le plus, raison pour
laquelle le problème du déplacement à Bogota est devenu
sérieux.
La
secrétaire du Gouvernement, Soraya Montoya, a dit que les
localités de Ciudad Bolivar, Kennedy, Bosa, Usme et Rafaël
Uribe sont les principaux lieux des familles exilées.
Le District,
par l’intermédiaire de l’ ‘Unité d’Attention
Intégrale à la Population Exilée’ a investi entre 1999
et 2002, 16 millions de pesos dans l’éducation, la santé
et le bien-être de 30 000 familles.
Ils ont
dit :
Luis Alfonso
Hoyos – Directeur du Réseau de Solidarité Sociale :
« nous
allons nous concentrer sur l’exil, compte tenu de l’ampleur
du problème »
Jorge Rojas
– Représentant de Codhes
« il
est urgent de reprendre le dialogue entre le gouvernement
et l’insurrection pour chercher un accord
humanitaire ».
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