19 octobre 2002

Durant ces dernières 17 années, 500 mille déplacés se sont réfugiés à Bogota.

En 2001, 53000 familles sont arrivées dans la capitale dans des conditions d’exil dues au conflit armé qui règne dans le pays. Elles venaient des départements de Tolima, Meta, Cundinamarca et Antioquia.

Les chiffres dramatiques de la population réfugiée à Bogota et Soacha, ont été connus hier lors du forum organisé par le projet ‘Bogota, comment allons-nous’ promu par la Chambre de commerce de Bogota, la Fondation Corona, la maison d’édition El Tiempo. Ces chiffres ont été élaborés grâce à l’assistance technique du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Acnur).

Selon l’organisation non gouvernementale Codhes, qui suit le phénomène d’exil en Colombie, les familles arrivées à Bogota ont fui leurs terres par peur des menaces de guerre et pour éviter que leurs fils soient enrôlés dans la guerre.

Pour sa part, Luis Alfonso Hoyos, Directeur du réseau de Solidarité Sociale – entité chargée de s’occuper de la population exilée – a reconnu que l’Etat n’a pas su gérer la problématique de l’exil forcé. « Le plus grave est que les possibilités de retour ont dramatiquement diminué en raison du retard apporté à la prise en charge des exilés » assura-t-il.

Lors du forum, on a constaté que le département de Cundinamarca est devenu la région où le conflit entre guerilla, para-militaires et Armée a augmenté le plus, raison pour laquelle le problème du déplacement à Bogota est devenu sérieux.

La secrétaire du Gouvernement, Soraya Montoya, a dit que les localités de Ciudad Bolivar, Kennedy, Bosa, Usme et Rafaël Uribe sont les principaux lieux des familles exilées.

Le District, par l’intermédiaire de l’ ‘Unité d’Attention Intégrale à la Population Exilée’ a investi entre 1999 et 2002, 16 millions de pesos dans l’éducation, la santé et le bien-être de 30 000 familles.

Ils ont dit :

Luis Alfonso Hoyos – Directeur du Réseau de Solidarité Sociale :

« nous allons nous concentrer sur l’exil, compte tenu de l’ampleur du problème »

Jorge Rojas – Représentant de Codhes

« il est urgent de reprendre le dialogue entre le gouvernement et l’insurrection pour chercher un accord humanitaire ».


AlterFocus : info Ingrid Betancourt www.Betancourt.info