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30/03/03 : 26 journalistes du département
d'Arauca sont menacés de mort soit par les Farc, soit par les
paramilitaires, a dénoncé ce samedi la presse locale. Les
Farc et les paramilitaires ont envoyé au canal de télévision
Caracol plusieurs listes reprenant les journalistes qui doivent
quitter le département immédiatement, sous peine d'être
assassinés. Les listes ont été envoyées à Rodrigo Avila,
correspondant de Caracol dans la ville d'Arauca lui-même menacé
de mort après le meurtre le 18 mars du journaliste Luis Eduardo
Alfonso, correspondant du journal El Tiempo. Dans le premier
listing, envoyé par les Farc, apparaissent les noms de 16
journalistes. Le second document, envoté par les paramilitaires
d'extrême droite, comprend les noms de dix journalistes.
Ces derniers se sont réunis d'urgence vendredi
pour demander la protection de la Police et l'intervention du
Ministère de l'Intérieur, qui est censer assurer la protection
de ces citoyens menacés. Un fonctionnaire déclaré qu'on
réfléchirait à la manière de de les protéger, mais que
l'institution ne disposait pas des ressources suffisantes pour
leur assigner une escorte.
Avec 115 journalistes assassinés durant les 14
dernières années, la Colombie est le pays le plus dangereux au
monde pour exercer cette profession, particulièrement en
Arauca, selon des organisations de presse internationales (Terra
).
20/11/02
: Les autorités locales à l'intérieur du pays continuent à subir des
menaces de la part des groupes armés en Colombie. Entre 1998 et 2002, 52
maires ont été assassinés - dont 10 cette année (et 54 membres de
conseils municipaux). Fedemunicipios, la fédération nationale de
élus, déclare que 550 agents locaux sont l'objet de menaces sur eux ou
leur famille; 300 d'entre eux ont du quitter leur ville et la gèrent
depuis une grande ville où ils se sont réfugiés. La plupart des menaces
sont exercées par les FARCs - mais également par l'ELN et par les
groupes d'auto-défense AUC (El
Colombiano
)
13/10/02
: La corruption en Colombie : durant les dix
dernières années les firmes qui ont obtenu des contrats pour l'Etat ont payé
pour plus de 4 milliards de dollars de dessous-de-table.
Ce sont les chiffres qui proviennent d'une enquête effectuées en mars et avril
2002 auprès de 900 entreprises. On peut imaginer que ces chiffres
"officiels" sont en-dessous de la réalité plus cachée...
Rappelons que la lutte contre cette corruption a toujours été à la base du
programme d'Ingrid Betancourt - raison pour laquelle elle a été plusieurs fois
menacée de mort et s'est attirée de nombreuses "inimitiés" au sein
du monde politique et économique colombien (El Colombiano).
11/07/02
: En
Colombie, la démocratie est en danger. Plusieurs dizaines d'élus locaux
colombiens font l'objet de chantages contradictoires et inacceptables, celui des
Farc qui met en balance leur vie contre leur démission, celui des
paramilitaires qui prétend les contraindre à ne pas démissionner en échange
de leur vie. Soixante maires ont été assassinés pendant les cinq dernières
années, que ce soit par les Farc, par l'Armée de libération nationale (ELN,
guévariste) et par les paramilitaires. Jusqu'ici, la réponse du gouvernement
n'a pas rassuré les élus. Le président Pastrana, dont le mandat s'achève le
7 août, s'est limité à accepter une aide d'urgence de 2 millions de dollars
des Etats-Unis et à faire un appel à la «résistance civile» des
administrés. (Libération)
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