Le pays, sa situation, son histoire 

La Colombie (fiche d'Espace Citoyen)
La Colombie (encyclopédie Yahoo)
La Colombie (fiche pays du Courrier international)
Histoire de la Colombie (Amnesty International)
La Colombie du XXème siècle (Amnesty International)
L'amérique latine à l'heure colombienne (Le Monde Diplomatique)
la Colombie : violence et élections (dossier RtbF)
De fragiles économies
(Carte du Monde Diplomatique, janvier 1998)
Uribe : "monsieur Propre" au passé trouble (Libérati
on 28 mai 02)
Le «Sharon colombien» a le pouvoir en ligne de mire (Le Courrier.ch 25 mai 02)

Dossier Colombie : un dossier TRÈS COMPLET de Radio-Canada) :
   
Géographie de la Colombie
   
Histoire de la Colombie
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Cartes historiques : (Atlas-historique.net )
    Les guerres de libération en Amérique du Sud (1811-1820)
    Indépendance et nouveaux États en Amérique du Sud (1820-1830)

Photos : (Zona Latina)
    Santa Fe de Bogota (photo credit: R. Soong)
    Cali
(photo credit: D. Levy)

Un dossier "subjectif de "Moi pour toît"

Questions - réponses : (conférence interactive mars-avril 2003)
   Vivre en Colombie 


15/08/03 : Le 9 avril 1948 l’histoire de la Colombie a tremblé. Jorge Eliécer Gaitán, le chef le plus populaire du parti libéral, a été assassiné le jour où commençait la conférence Panaméricaine. Sa mort a été à l’origine du « Bogotazo » (« le coup de Bogotá ») et a tracé l’avant et l’après "violenza", à partir des différences entre libéraux et conservateurs.

A cette époque, Pedro Antonio Marín, fils d’un paysan libéral de Quindío, trayait des vaches dans une propriété de Santa Rosa de Cabal ; mais cet assassinat lui a fait prendre les armes en 1949 aux côtés des autodéfenses libérales. Des années plus tard il a pris le nom de Manuel Marulanda Vélez, en honneur au leader agraire assassiné par la police pendant le Bogotazo. Quelques années après il a intégré les FARC(Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) dont il est maintenant le dirigeant.

La violence bipartite a pris fin en 1956, lorsque libéraux et conservateurs ont créé le Front National qui a permis aux deux partis d’alterner au pouvoir. Mais la guérilla s’est peu à peu développée, et de nos jours la Colombie échafaude encore des plans militaires pour l’éliminer.

Le meurtre de Gaitán n’a pas été élucidé et sa fille, Gloria, déclare que l’image de son père est l’icône du peuple colombien. Un quotidien écuadorien l’a interviewée lors de son passage à Quito. Elle y critique les FARC ainsi que le président Alvaro Uribe :
El Comercio - Ecuador - 15 août 2003 : )

20/01/03 : Une crise humanitaire : Pour la première fois, le président colombien reconnaît publiquement que le pays souffre d'une crise humanitaire. Le président Uribe a proposé au Commissaire aux Droits Humains des Nations Unies, dont le mandat est normalement renouvelé pour un an, de rester en fonctions jusqu'en 2006. 

Cette reconnaissance officielle de la gravité de la situation confirme le rapport récent de Human Rights Watch. La situation est en effet assez catastrophique dans le pays : entre janvier et septembre 2002, 350.000 personnes se sont ajoutées aux deux millions de personnes déplacées de force; dans la même période il y a eu 28.230 homicides, soit 400 de plus que durant toute l'année 2001; entre 4 et 5.000 sont directement liés au conflit armé. Il y a eu 112 massacres qui ont fait 666 morts - une légère diminution par rapport à 185 avec 1.039 morts en 2001; la plupart ont été perpétrés par les paramilitaires d'extrème-droite. Sans parler d'une cinquantaine d'attaques à la bombe, ni des 6.000 enfants-soldats recrutés par les groupes armés. Bien que les paramilitaires soient le plus souvent responsables des atteintes aux Droits Humains, ils jouissent encore d'une espèce d'impunité dans beaucoup de juridictions. 

Tout cela dans un pays où 11 millions de personnes (plus du quart de la population) doivent vivre avec moins d'un dollar par jour, et ou les ONG qui osent défendre les Droits Humains sont parfois assimilées par les autorités à des terroristes - et dont les dirigeants risquent bien souvent d'être assassinés.

La reconnaissance du problème par le Président n'est qu'un premier pas. Ce n'est pas de nouvelles normes dont les Droits Humains ont besoin en Colombie; c'est d'actions concrètes du Gouvernement, et des budgets  nécessaires pour les mener à bien (El Tiempo :  )

18/11/02 : A peine 48% des Latino-Américains appuient la démocratie, contre 60% l'an dernier, selon un sondage de " Corporacion Latinbarometro" publié au début du mois d'août dans la capitale chilienne. Les Latino-Américains ont confiance d'abord en l'Eglise catholique (72% de l'échantillon), suivie de la télévision (49%) et, en troisième position, l'armée (38%). Par contre, à peine 24% des personnes interrogées font confiance au parlement et 21% aux partis politiques.

Les pays latino-américains où l'indice de démocratie (appui plus satisfaction) est le plus élevé sont l'Uruguay (67%) et le Costa Rica (61%), deux pays relativement favorisés en matière d'éducation et de répartition des revenus. A l'opposé se situent le Paraguay et le Salvador (23%), puis la Colombie (22%), qui affiche -probablement à cause de sa guerre civile larvée- l'indice de démocratie le plus bas du continent (Latin Reporters ).

09/11/02 : Une étude publiée hier par la Commission Economique des Pays d'Amérique Latine révèle que "la Colombie ne fait rien pour combattre la pauvreté" : 9.000.000 de personnes y sont dans une situation d'extrème pauvreté et 21.000.000 (54,9 % de la population) ont un revenu inférieur au salaire minimum. 27,6% de la population ne gagne même pas 1$ par jour et n'ont pas accès aux services publics de base comme l'éducation, les soins de santé ou des conditions minimales de salubrité. La pauvreté n'est pas un phénomène limité à la seule Colombie : il y a 214 millions d'indigents en Amérique Latine (43% de la population). La Colombie en est aujourd'hui un des membres les plus pauvres - alors qu'elle possède pourtant de grandes richesse naturelles (Terra). 

19/10/02 : Du pain sur la planche... une analyse de la situation en Colombie par

Lorsque Pastrana a quitté le pouvoir en juillet dernier, il déclara qu'il "laissait après lui un pays en meilleur état que celui qu'il avait reçu au début de sa présidence". Opinion que ne semble pas partager une majorité de la population - et en tout cas pas les familles des 3.000 séquestrés qui ont été purement et simplement oubliés par son gouvernement. L'histoire va-t-elle changer avec Alvaro Uribe ? 
(BBC
).

17/10/02 : En Colombie, 11% de la population souffre de la faim, d'après un rapport diffusé ce mercredi par la FAO (UN Organisation for Agriculture and Feeding). Près de 4,9 millions de Colombiens ne gagnent pas assez pour se nourrir. Les deux millions de déplacés (dont un million de jeunes gens) qui ont été chassés de chez eux par la violence constituent le groupe le plus exposé à cette situation. Parmi les 44 millions de Colombiens, 8,4 autres millions vivent à l'extrême limite de la misère, tandis que 1,2 millions (2,8 % de la population) possèdent la plupart des richesses du pays. En août 3,1 millions de personnes étaient sans emploi tandis que 6,9 millions vivaient dans des conditions précaires (El Pais  ).

19/10/02 : En Colombie, le nombre de morts violentes représente plus du double de la moyenne mondiale. Rien qu'en 2001, il y en a eu 38.406, selon un rapport de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). (Terra  ).

17/10/02 : D'après un rapport de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la Colombie reste un des états les plus violents du monde. En 2001, 38.406 personnes y sont décédées de mort violente, dont 26.311 par assassinat. Dans le monde, plus de 1,6 millions de personnes sont victimes de mort violente chaque année  (El Espectador) 


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