|
14/04/03 : En Colombie, en plus des kidnappings,
les cas de disparition augmentent. 60 pour cent d'entre elles
sont attribuées aux paramilitaires.
L'an dernier 241 personnes ont officiellement
disparu à Medellin, mais ces statistiques ne sont pas dignes de
confiance car un grand nombre de cas ne sont signalés. Leurs
familles continuent à garder espoir, tant qu'on n'a pas
retrouvé les corps. Cela fait des centaines de familles qui ne
savent pas ce qu'il est advenu de leurs proches; tout ce qu'ils
savent, c'est que des hommes armés sont venus les chercher,
leur ont dit que ce n'était pas un kidnapping, et les ont
emmenés avec eux.
Le nombre réel de
disparitions est sans doute beaucoup plus élevé. "Les
gens ne dénoncent pas, par peur que les leurs soient encore
vivants et que leur vie soit mise en danger suite à la
dénonciation, par crainte de représailles ou par simple
panique", explique Yolima Quintero, membre de Asfaddes,
une Association de parents des détenus et des disparus.
"Ces derniers temps le nombre de disparitions a encore
augmenté, suite à la dégradation de la situation dans le
pays. Il y a une statistique, au niveau national, de plus de
5.000 personnes disparues durant les dernières cinq années.
On sait qu'en moyenne deux personnes disparaissent chaque
jour dans le pays ", ajoute Quintero.
Les personnes
spécialement visées sont les responsables de communautés,
les chefs populaires, les étudiants universitaires, les
adversaires du Gouvernement, les dirigeants politiques et les
défenseurs des droits humains. Également les personnes
impliquées comme témoin dans un processus judiciaires, les
personnes qui ont milité dans le passé dans des groupes armés,
les déplacés, les parents d'insurgés, ou les témoins
d'infractions (El Colombiano ).
04/04/03 : Selon un rapport officiel du Département
national de planification publié jeudi à Bogota, près de
27.000 assassinats, 2.700 enlèvements et 862 attentats ont été
commis en moyenne chaque année en Colombie entre 1996 et 2002.
Les enlèvements ont augmenté de 85,7% entre
1996 et 2002 avec une pointe à 3.706 en 2.000; durant cette période il y
a eu 6.038 attentats dont 1.171 en 2002 : 60% en sont
attribués aux mouvements de guérilla (Farc, Eln).
Chaque année en moyenne, les groupes armés
illégaux attaquent 116 localités sur un total de 1.100 du pays. A cause
de cette violence, 31.199 familles sont obligées chaque année de fuir
leur village et viennent peupler les bidonvilles autour des grandes villes
: au cours des sept dernières années, près de 940.000 personnes, soit
2,1% de la population colombienne, ont été déplacées. Durant cette
période, la guerre civile
qui dure depuis quarante ans a fait plus de 200.000 morts (yahoo :
)
06/01/03 : En Colombie il y a chaque année plus de 3.000 assassinats
dus à la vengeance. Une insulte, une gifle, peuvent dégénérer en tragédie.
Les statistiques de médecine légale indiquent qu'il y a eu
dans le pays 2.907 morts violentes entre janvier et septembre. A Bogota, il y
en a eu 1.460 : entre 274 à 282 ont la vengeance comme mobile (le terrorisme : 33, les hold-up : 167 et les bagarres 312).
La situation est semblable à Medellin, où d'après la police 1.000 personnes sont décédées suite à un
règlement de comptes, 212 dans des combats entre gangs, 38 à cause de "balles perdues", 117 dans des situations de
défense de ses biens et 53 dans des bagarres - plus 2.345 autres morts violentes dont la cause n'a pas été déterminée.
Dans ce pays la vengeance est facile : on trouver un "sicaro" (tueur à
gages) à partir de 50.000 pesos (moins de 20 Euros).
Une des causes de cette situation : le peu de confiance que la population accorde à la Justice - ce qui l'incite à se faire justice soi-même.
Et l'autre cause majeure : le manque d'éducation à la tolérance, à l'acceptation des différences, à une société
plurielle (Terra : ).
19/12/02 : La situation continue a être
dramatique en Colombie dans le domaine des Droits Humains.
Pendant les neuf premiers mois de cette année on a enregistré
20.300 homicides; chaque jour 20 personnes sont tuées à cause
de la guerre civile ou pour des motifs politiques : cinq dans
des situations de combat, et quinze à leur domicile, dans la
rue ou à leur bureau. Plus de 11 millions de Colombiens (un
quart de la population) doivent vivre avec moins d'un dollar par
jour. A Bogota, une association de femmes a pris hier la
parole pour dénoncer les atrocités commises, dont on ne parle
pas. Elles citent par exemple le cas d'une jeune responsable de communauté
de 18 ans qui a été torturée à Medellin pendant une heure,
puis violée par les paramilitaires. L'Observatoire des Droits
Humains - un organisme officiel dépendant de la Présidence -
indique que de plus en plus les groupes armés utilisent la
terreur, les homicides, les enlèvements et les massacres
de population. Durant les 10 premiers mois de cette année 6.682
plaintes pour atteintes aux Droits Humains ont été
enregistrées - et on sait que la plupart de ces violations ne
sont pas suivies de plaintes, par crainte de représailles. (Terra :
)
19/10/02
: En 2001, 53.000 familles se sont réfugiées
à Bogota, chassées par la violence qui règne dans le pays. Cela porte à plus
de 500.000 personnes le nombre total de déplacés arrivés dans la capitale,
venant en majorité des départements de Tolima, Goal, Cundinamarca et Antioquia
(Terra
). Chaque jour, entre 531 et 936 personnes sont chassées de chez eux, mais l'état
ne semble consacrer aucune priorité à résoudre ce problème. La Colombie est
pourtant, après le Soudan et l'Angola, la troisième nation au monde pour
l'importance de ce phénomène. Il y aurait entre 2.000.000 et 2.700.000 déplacés
en ce moment en Colombie. Le phénomène touche surtout les population indiennes
et afro-américaines; 49% sont des femmes; 48% ont moins de 18 ans. (El
Tiempo
)
18/09/02
: Dans l'intérieur du pays, les enseignants et les médecins sont pris
entre deux feux : alors que depuis longtemps ils faisaient déjà l'objet de
menaces et d'intimidations systématiques de la part des paramilitaires,
ils subissent maintenant en plus le même genre de menaces de la part des FARCs,
qui appliquent une politique visant à supprimer la présence de l'État dans
certaines régions. Depuis le début de l'année 450 professeurs ont du démissionner
sous la menace, et 300 autres ont reçu des menaces. Le nombre d'attaques de
missions médicales par les paramilitaires, l'ELN ou les FARCs a également
fortement augmenté. (El Tiempo :
) (El Colombiano :
).
|