La condition de la femme, des enfants et des minorités 

Avec l'éducation sexuelle, la Colombie a changé de famille
Libération 12/05

Aux enfants colombiens de la malchance (La LIbre 07/04) 

Oui , il ya des noirs en Colombie ! (Amadoo 02/04) 

La femme en Colombie (Fraternet 11/00) 

Le travail des enfants en Amérique latine En Colombie, la culture de fleurs pour l'exportation, qui s'est développée dans les années quatre-vingt-dix, emploie beaucoup d'enfants. Beaucoup de très jeunes filles sont employées dans l’industrie manufacturière, tandis qu’entre un quart et la moitié des garçons sont employés dans la construction. Dans le secteur tertiaire, environ les trois quart des enfants (un peu plus pour les filles et un peu moins pour les garçons) travaillent dans le commerce ou l’hôtellerie et le quart restant travaille dans les services aux personnes. Des "enfants taupes"(surnommés ainsi parce qu'ils rampent dans des boyaux très étroits et insuffisamment éclairés) sont employés dans les mines de charbon. Ils transportent de lourdes charges dans des conditions de sécurité inexistantes. En Colombie, les estimations varient entre 800.000 enfants actifs et 2 à 3 millions (ONG et syndicats locaux). ( www.Droitsenfant.com  )

Enfants-soldats : Jusqu'à 14 000 filles et garçons, certains âgés de huit ans seulement, continuent à se battre aux côtés des troupes de la guerrilla et des paramilitaires, en Colombie.  (Dossier Colombie Human Rights Watch)

La guerre civile colombienne n'épargne pas les enfants (Site du Lycée Paul Lapie decembre 2001)

Ecoles et Professeurs : Les Cibles du Conflit (InterPress News Service 20 janvier 2003)

La guerre des enfants ("Nouvelles du Petit Paradis" - Notes de lecture - 4 février 03)

28/10/2004 : Plus de deux millions et demi d'enfants exploités en Colombie

Au moins 2.5 millions d'enfants entre 5 et 17 ans travaillent en Colombie sans recevoir un juste salaire, dans des conditions inhumaines et soumis à une vraie exploitation : c'est une des situations les plus dramatiques de l'hémisphère, a révélé vendredi un rapport de Nations Unies.

D'après cette étude, 500.000 mineurs travaillent comme marchands ambulants ou sont obligés d'exercer la mendicité, 300.000 travaillent comme domestiques, 200.000 dans l'industrie minière, 25.000 dans la prostitution et 11.000 sont utilisés comme combattants dans le conflit interne

14/10/2004 : 60 à 70% de femmes colombiennes auraient été victimes de violences

Les abus sexuels constituent la pratique la plus généralisée, selon un rapport publié ce mercredi en Suisse par Amnesty International.

On considère que durant les quarante années de conflit interne, tous les groupes armés - depuis les groupes partisans et les paramilitaires jusqu'aux forces de sécurité - "ont abusé ou ont exploité sexuellement les femmes, tant parmi les civils que parmi ses propres combattantes, en essayant de contrôler les domaines les plus intimes de leurs vies".

02/10/2004 : La barbarie des groupes armés colombiens contre des enfants

La découverte du cadavre lacéré de coups de couteau d'une jeune fille de 15 ans, séquestrée pendant un an par les forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), illustre la férocité des groupes armés qui chaque année prennent de plus en plus d'enfants en otage.

En Colombie 1632 enfants ont été enlevés depuis 1999 et 403 sont encore emprisonnés. 18 sont morts en captivité.

"Lorsque des Italiennes ou un Anglais sont enlevés en Irak, le monde entier s'indigne justement. Ici des groupes organisés comme les paramilitaires ou les FARC, qui ont une audience en Europe, séquestrent nos enfants, nous envoient leur oreille ou un doigt et parfois même les assassinent froidement, dans l'indifférence générale du reste du monde", conclut fataliste Alberto Ortiz, un enseignant de Bogota.

23/09/03 : Human Rights Watch (HRW) a rendu public un rapport intitulé "Tu apprendras à ne pas pleurer : les enfants combattants en Colombie". L'organisation de défense des droits de l'homme y dresse un tableau dramatique de la situation colombienne. Au sein des groupes armés - guérillas et groupes paramilitaires -, un combattant sur quatre a moins de 18 ans.

En recoupant témoignages et statistiques diverses, HRW avance le chiffre de 11 000 enfants enrôlés dans la guerre rurale. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la principale guérilla du pays, sont le premier employeur de chair à canon juvénile, avec 7 400 combattants de moins de 18 ans, suivies par les paramilitaires d'extrême droite avec 2 200, et par l'Armée de libération nationale (ELN), l'autre guérilla d'extrême gauche, avec 1 480. Même sujettes à discussion, les estimations de HRW font frémir.

Sur les 112 adolescents démobilisés interviewés, les deux tiers ont affirmé avoir pris les armes avant l'âge de 15 ans. Certains sont dans le maquis depuis qu'ils en ont huit.

HRW fait une révélation inquiétante : la majorité des jeunes ont choisi de s'enrôler volontairement. C'est là un démenti à la thèse des autorités colombiennes, qui, refusant toute légitimité sociale aux organisations armées, les accusent de pratiquer à grande échelle le recrutement forcé. "Beaucoup choisissent de s'enrôler dans un groupe armé parce qu'ils se sentent plus en sécurité sous sa protection", précise le rapport.

Le rapport de HRW souligne que ces jeunes combattants n'ont "en général qu'une compréhension minimum de la finalité du conflit". Et il ajoute : "Ils se battent contre des enfants issus du même milieu qu'eux, des enfants dont la situation et le futur sont tout aussi gris que les leurs. Ces enfants qui ont tant de choses en commun dans la vie civile deviennent des ennemis implacables dans la guerre."

29/03/03 :  Selon le sénateur indigène Efrén Tarapuez Cuaical, l'Armée a recruté de force 250 jeunes, en violation claire de  la Loi 48 de  1993, qui les exempte de service militaire et qui protège la diversité éthnique et culturelle de la Colombie. Les Communautés indigènes sont particulièrement préoccupées parce que l'Armée a présenté les garçons comme les nouveaux "soldats paysans". "Nous n'avons pas de soldats paysans, et nous n'en voulons pas. Cela nous expose gravement à des représailles par les groupes en marge de la loi ", a affirmé un père de famille. 

Le général Francisco Pedraza, commandant de la Troisième Division de l'Armée, a nié qu'il s'agisse d'un recrutement de force. Le sénateur Tarapuez a demandé qu'on suspende le recrutement non-discriminé de ces jeunes. "La guerre civile en Colombie ne peut pas être assumée par les peuples indigènes. Notre priorité aujourd'hui est de garantir la survie de nos cultures et de nos peuples, objectif qui est mis en danger si les jeunes sont recrutés pour la guerre"  (El Tiempo ).

27/03/03 : Quelque 50 indigènes ont été assassinés à la frontière avec l'Équateur et le Pérou en 2002. 25 autres sont portés disparus, a indiqué l'Organisation Nationale Indigène (Onic). De même, 1.550 indigènes ont du abandonner leurs terres dans les douze derniers mois à cause des menaces venant de la guérilla ou des paramilitaires, ainsi qu'à cause des fumigations des cultures de coca organisées par le gouvernement, selon l'Onic. Ces indigènes - parmi lesquels se trouvent des dizaines de femmes et d'enfants - se sont enfuis principalement vers l'Équateur, le Pérou et les villes méridionales de la Colombie. 

"La situation des tribus indigènes du département de Putumayo est réellement dramatique étant donné la guerre que se livrent la guérilla et les paramilitaires, qui envahissent régulièrement leurs villages", a indiqué un responsable de l'Onic qui a préféré ne pas être identifié.

La "Defensoría du Peuple" (organisation officielle colombienne) a déclaré qu'il y a un mois un total de 36 indigènes avaient été assassinés dans diverses régions du pays par les paramilitaires, la guérilla et l'armée colombienne. De même, 67 indigènes et 65 familles indigènes ont été obligées d'abandonner leurs terres d'origine cette année étant donné les menaces, les pressions et les harcèlements des groupes armés et des militaires. On estime qu'il y a un million d'indigènes en Colombie, pays de 44 millions d'habitants (El Tiempo ).

09/12/02 : Une très grande partie des enfants-soldats arrachés au conflit proviennent des FARCs. D'après un rapport de l'UNICEF, plus de 80% des mineurs (de 11 à 18 ans) qui ont quitté les rangs des combattants proviennent des FARCs. Une grande partie d'entre eux y étaient soumis à des traitements inhumains et dégradants (Las voces del Secuestro )

20/11/02 Plus de 7.000 enfants colombiens combattent dans les groupes armés illégaux : dans les Farc (17.000 combattants), mais aussi l'Armée de libération nationale (ELN, d'inspiration castriste, 4.000 soldats) et Autodéfenses unies de Colombie (AUC, paramilitaires d'extrême droite, 10.000 hommes). Et même s'ils s'en défendent, une grande partie de ces jeunes combattants n'ont pas les 15 ans requis par la Convention de Genève pour pouvoir porter les armes. 

Les groupes armés recrutent dans les villages ou les quartiers pauvres des grandes villes où beaucoup de jeunes savent qu'ils ne pourront pas sortir de la misère. La promesse de plusieurs repas par jour et le prestige des armes suffit souvent. Les AUC parcourent même billets en main les taudis de Medellin et d'autres villes du pays. Une fois enrolés (selon l'Unicef, près de 15 % des enfants soldats colombiens le seraient par la force), la désertion est puniede mort, et ils sont envoyés au combat presque immédiatement après leur arrivée. 

Les enfants combattants, paramilitaires et guérilleros, finissent souvent sous un drap blanc dans les journaux télévisés, comme trophée de guerre de l'armée, dans un pays où volonté politique et argent manquent pour empêcher le recrutement des mineurs (Le Soir ).

31/10/02 : Plus de 300.000 enfants travaillent dans les mines en Colombie dans des conditions inhumaines, exposés à des maladies respiratoires et à des malformations dues à leur travail. Ils commencent à travailler à l'age de 5 à 7 ans, pour charger des briques ou transporter le minerai. Pas question évidemment pour eux d'aller à l'école, ce qui les condamne à rester toute leur vie dans une condition de misère. Leur travail dans les mines d'or, d'émeraude ou de charbon est exténuant; 60% des 40 millions de Colombiens sont ainsi réduits à vivre dans des conditions d'extrême pauvreté. (CNN  ). 

26/10/02 : 5.000 enfants colombiens ne pourront pas recevoir leurs vaccins, à cause de la guerre civile. L'UNICEF et l'OMS réitèrent leurs demande de préserver autant que possible les enfants des conséquences du conflit armé (Terra.com  ).

25/10/02 : Dans Anncol.com, agence de presse proche des FARCs, un article sur la situation des enfants en Colombie : 

Les enfants représentent environ la moitié des 40 millions de Colombiens. Ce sont eux qui subissent les conséquences les plus graves de la situation de guerre civile en Colombie. 

Il y a deux millions et demi de personnes déplacées dans le pays ; les familles qui se retrouvent ainsi chassée de leur domicile viennent grossir la population pauvre des bidonvilles qui prolifère autour de Bogota et d’autres cités. Des bidonvilles sans aucune infrastructure, ni eau courante, ni égouts. 

Pour un enfant, se retrouver dans cette situation signifie la plupart du temps l’impossibilité de recevoir une éducation : 85% d’entre eux n’ont même pas accès à l’école primaire. 

Le gouvernement a théoriquement mis en place un système pour leur permettre de suivre des cours mais en pratique cela ne fonctionne pas. Ils deviennent donc évidemment une proie facile pour les « recruteurs » des forces paramilitaires, dont on pense que le tiers des forces actuelles est constitué de jeunes dans cette situation. 

La guerre civile qui ravage le pays n’arrange rien : 66% des enfants se trouvant dans les zones de conflit n’ont pas accès à l’éducation secondaire. A cela s’ajoutent les nombreux problèmes de santé générés par la fumigation sans discernement des cultures locales, avec des produits toxiques fournis par le gouvernement américain dans le cadre de sa « lutte contre la drogue ». 

La pauvreté a jeté 2.700.000 enfants dans un marché du travail où 90% d’entre eux doivent accepter des travaux lourds, par exemple dans les mines de charbon ou dans l’horticulture, où ils doivent souvent porter de lourdes charges et travailler avec des produits chimiques toxiques. 

El Tiempo a publié un rapport selon lequel 323.000 enfants déplacés ou venant de familles pauvres (surtout des filles) doivent servir de domestiques dans des conditions qui sont parfois proches de l’esclavage. Avec 60 heures de travail par semaine sans interruption, ils ne peuvent évidemment suivre aucun programme scolaire et sont la plupart du temps déniés de tous leurs droits. 

Certains essaient de s’en sortir en rejoignant les réseaux de prostitution ; ce sont les enfants des rues, environ 30.000 en ce moment, souvent orphelins à cause de la guerre civile, qui se trouvent le plus souvent dans ce cas. Beaucoup meurent, souvent de mort violente. Et tout comme leur vie, leur mort passe inaperçue auprès d’une certaine partie de la population colombienne qui semble devenue de plus en plus indifférente à tous ces problèmes… (Anncol.com  )

16/09/02 : Selon une récente enquête de l'Institut Colombien du Bien-être familial (ICBF), le nombre d'enfants enrôlés de gré ou de force dans les groupes armés est en constante augmentation.  (El Tiempo : )


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