1525 : début de la conquête,
par les Espagnols, de cette région habitée par des indiens chibchas.
1538 : Gonzalo Jimenez de Quesada fonde Santa Fe de
Bogota.
1719 : création du vice-royaume de Nouvelle-Grenade qui
comprend l'Equateur et le Venezuela.
1810-1815 : première guerre d'indépendance.
1819 : Simon Bolivar, qui a repris la lutte, proclame
l?indépendance de la République de Grande Colombie.
1830 : à la mort de Bolivar, l?Equateur et le Venezuela
font sécession. La Nouvelle-Grenade comprend alors la Colombie actuelle
et le Panama (le pays adoptera le nom de République de Colombie en 1886).
XIXe : la vie politique est marquée par les
affrontements violents entre conservateurs centralistes et libéraux fédéralistes.
1899-1903 : la guerre des "mille jours" ravage
le pays.
1903 : à l?instigation des Etats-Unis, le Panama se sépare
de la Colombie.
1848-1957 : l'assassinat du libéral de gauche Jorge
Gaitan provoque de sanglantes émeutes à Bogota qui tournent à la guerre
civile (plus de 200 000 victimes).
1953 : coup d'Etat du général Rojas Pinilla.
1957 : Conservateurs et Libéraux créent un Front
national et organisent l'alternance ainsi que la répartition des postes
politiques et administratifs entre eux.
1957-64 : des groupes d'autodéfense paysannes se
constituent en "républiques indépendantes", dont celle de
Marquetalia. Les forces armées les détruisent en 1964.
1964 : naissance d'un mouvement de guérilla
pro-castriste, l'Armée de libération nationale (ELN), inspiré par la
victoire de Fidel Castro à Cuba en 1959.
1966 : fondation des Forces armées révolutionnaires de
Colombie (FARC), d'inspiration pro-soviétique, par des anciens membres de
la 'République de Marquetalia'.
1967 : création de l'Armée populaire de libération
(EPL), maoïste.
1973 : naissance du Mouvement révolutionnaire 19 avril
(M-19), populiste de gauche qui choisit la guérilla urbaine.
1978 : le président Turbay Ayala (libéral) fait adopter
des lois d'exception, en raison de l'aggravation de la situation.
1982 : Belisario Betancur (conservateur) est élu président.
Il entame des négociations de paix et promulgue une amnistie.
1985 : Les FARC créent un parti politique, l'Union
patriotique, en vue des élections. Le dialogue national s'enlise ; l'EPL
et le M-19 reprennent les armes (les FARC en feront autant en 1987). En
novembre, en réponse à la prise d?otages du Palais de justice par le
M-19, les forces de l'ordre interviennent brutalement, faisant une
centaine de victimes.
L'éruption du volcan Nevado del Ruiz provoque des torrents de boue qui
font 24 000 morts et 10 000 sans abris.
1986 : Virgilio Barco Vargas (libéral), remporte l'élection
présidentielle.
Des groupes paramilitaires d'extrême-droite, crées pour combattre la guérilla,
assassinent des centaines dirigeants de l'Union patriotique, des militants
des droits de l'homme et des représentants syndicaux.
1989 : le M-19 dépose les armes et fonde un parti
politique, l'Alliance démocratique.
1990 : élection de César Gaviria (libéral) à la présidence.
Trois candidats ont été assassinés par des hommes de main des cartels
de la drogue pendant la campagne électorale.
Offensive militaire de l'armée contre la "Casa verde", quartier
général des FARC, dans le département du Meta.
1991 : une nouvelle constitution tente de remédier aux
maux du pays, le bipartisme, le clientélisme et la corruption; l'amnistie
est accordée aux trafiquants de drogue qui se rendent ; l?extradition de
Colombiens recherchés dans d?autres pays est interdite.
1993 : Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellin, est
tué par les forces de sécurité.
1994 : élection d?Ernesto Samper (libéral). Il sera
accusé d'avoir reçu, pour le financement de sa campagne, des fonds des
narcotrafiquants du cartel de Cali. Il lance un plan social destiné aux
Colombiens vivant dans l'extrême pauvreté.
1996 : intensification des opérations armées des FARC.
1997 : les groupes paramilitaires se fédèrent en Autodéfenses
unies de Colombie (AUC).
1998 : élection d'Andres Pastrana (conservateur) à la
présidence. Il engage des négociations avec les FARC et annonce l'évacuation
par l'armée d?une zone de 42 000 km² dans le sud du pays.
1999 : un séisme dans la région d'Armenia fait mille
victimes.
2000 : signature du "Plan Colombie" avec les
Etats-Unis qui octroient 1,3 milliard de dollars d'aide pour lutter contre
le narcotrafic et la guérilla.
2001 : conclusion d'un accord qui prolonge l'occupation
par les FARC de la zone démilitarisée.
2002
Février : rupture des négociations avec les FARC. L'armée,
qui les accuse de profiter des négociations pour se réarmer, lance une
offensive pour reprendre le contrôle de la zone démilitarisée.
Ingrid Betancourt, candidate des Verts à la présidentielle, ainsi que sa
directrice de campagne, Clara Rojas, sont enlevées par la guérilla.
Mai : Alvaro Uribe (indépendant) qui remporte l'élection
présidentielle a basé sa campagne sur un discours de fermeté vis-à-vis
de la guérilla. Après l'explosion de violence qui suit son investiture,
en août, Il décrète l'Etat d'urgence.
Décembre : cessez-le-feu des groupes paramilitaires
Autodéfenses unies de Colombie (AUC).
2003
Les mesures de renforcement de l'armée portent des coups sévères à la
guérilla et permettent à l'Etat de reprendre le contrôle des grands
axes routiers dans les zones en guerre. Sur le plan économique, le président
Uribe adopte un programme de rigueur.
Juillet : échec d'une tentative française de libération
d?Ingrid Betancourt.
Octobre : à l?occasion des élections municipales, un
ancien syndicaliste, Luis Eduardo Garzon, devient le premier maire de
gauche de Bogota.
2004
Janvier : arrestation en Equateur de l'un des membres de
l'Etat-major des FARC, Simon Trinidad.
Décembre : démobilisation de 1 500 paramilitaires.
2005
Janvier : crise des relations commerciales avec le
Venezuela, à la suite de l'arrestation d'un dirigeant des FARC, Rodrigo
Granda, par Bogota en territoire vénézuélien.
Juin : le Congrès adopte la loi "Justice
et paix" qui doit permettre la démobilisation et la réinsertion
de 20 000 hommes des milices d'extrême-droite avant 2006. L'impunité
relative accordée aux chefs paramilitaires, accusés de massacres de
civils ces vingt dernières années, est mise en cause par les
organisations de défense des droits de l'homme.
Novembre : la Cour suprême ordonne l'arrestation de
trois parlementaires, membres de la majorité gouvernementale, accusés de
liens avec milices paramilitaires depuis la fin des années 1990. C'est le
début du "scandale
de la parapolitique".
Décembre : ouverture du procès de Salvatore Mancuso,
ancien dirigeant des Autodéfenses unies de Colombie (AUC),
qui doit répondre de centaines d'assassinats. Pour bénéficier des réductions
de peine accordées par la loi "justice et paix", les
paramilitaires démobilisés doivent faire des aveux complets.
2007
Janvier : une vague d'assassinats cible les
paramilitaires, dont le bras droit de Salvatore Mancuso, Jairo
Andres Angarita, qui avait menacé à plusieurs reprises de révéler
les liens existants entre les hommes politiques et les miliciens d'extrême
droite.
Juin : le gouvernement colombien libère, à la
demande de la France, un des dirigeants des Farc, Rodrigo
Granda, dans le but de parvenir à la libération d'otages détenus
par la guérilla, dont Ingrid Betancourt.
2008
Janvier : Clara
Rojas, ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, et Consuelo
Gonzalez, ex-parlementaire, détenues depuis plus de six ans par les FARC,
sont libérées lors d'une opération menée par le Venezuela, la Colombie
et le CICR.
Février : quatre anciens parlementaires otages
des FARC sont libérés. Le président vénézuélien Hugo Chavez a négocié
leur libération avec la guérilla.
Mars : une crise
diplomatique éclate entre la Colombie, le Venezuela et l'Equateur après
l'attaque, par l'armée colombienne, d'un camp des FARC sur le territoire
équatorien. Raul Reyes, porte-parole et numéro 2 de la guérilla
est tué au cours de cette opération.
Un des membres de la direction des FARC,
Ivan Rios, est abattu par son garde du corps qui se livre aux autorités.
Selon le gouvernement colombien, des milliers de membres des FARC auraient
déserté au cours des derniers mois.
Avril : Mario
Uribe, cousin et associé politique du président, est arrêté en
raison de ses liens présumés avec les paramilitaires. Plus de
trente parlementaires de la majorité présidentielle sont en prison dans
le cadre du scandale de la "parapolitique".
Mai : Bogota décide d'extrader
quatorze anciens chefs paramilitaires vers les Etats-Unis. L'opposition
regrette que ces responsables échappent à la justice de leur pays.
Les FARC annoncent la mort de leur chef Manuel
Marulanda, décédé en mars. Reddition d'une dirigeante de la guérilla,
Nelly Avila Moreno, alias "Karina".
Juillet : l'armée libère 15 otages dont Ingrid
Betancourt, retenue depuis six ans par les FARC.
Novembre : la fermeture de banques frauduleuses qui promettaient des intérêts
mirobolants provoque des émeutes.
2009
Février : six otages (trois policiers, un soldat, un
ex-gouverneur, un ex-député) sont libérés.
La guérilla des FARC massacre une vingtaine d'Indiens
Awá dans le soud-ouest du pays.
Juillet : gel des relations
diplomatiques avec le Venezuela après les déclarations du vice-président
colombien sur les liens présumés entre Caracas et la guérilla des FARC.
Septembre : la chambre basse du Parlement approuve la
convocation d'un référendum sur une réforme constitutionnelle qui doit
permettre au président Alvaro Uribe de briguer un troisième mandat.
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