Ci-dessous un texte
paru dans Terra,
le Dimanche 27 octobre 2002.
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Approbation de l'élimination
des formalités d'un statut politique
Ceci est proposé dans un projet de prorogation
de la loi de l'ordre public en vigueur. Actuellement, la
reconnaissance d'un statut politique est la condition pour entamer un
dialogue de paix avec les mouvements armés illégaux (guérillas ou
paramilitaires)
Si le feu vert est donné à cette initiative, le
Gouvernement rencontrerait moins d'entraves et plus de liberté pour réaliser
des dialogues de paix. Jusqu'à ce jour, des pourparlers n'ont pu être
développés qu'avec des groupes armés reconnus par un statut
politique. Ainsi l'ont indiqué Luis Fernando Velasco, Yvan Diaz et
Joaquin Vives, initiateurs du projet qui sera étudié dans les
prochains jours par les premières commissions du Sénat et de la
Chambre, en session conjointe.
Velasco soutient que " Il faut engager des mécanismes
et la responsabilité du Gouvernement pour que, dans une stratégie de
paix, puisse être réalisé un accord et laissée la porte ouverte à
une issue négociée".
Il ajoute que pour cela, et à la différence de la
proposition initiale du Gouvernement dans le projet cité, les facilités
ne sont pas concédées pour obtenir une soumission à la Justice, qui
est l'un des mécanismes pour l'obtention de la paix en Colombie, mais
plutôt que ces facilités soient concédées afin de réaliser des
accords de paix et de nouvelles structures juridique dans le pays.
Ceci devant être le mécanisme central de ce qui doit être développé
avec cette loi."
Certains vont plus loin encore et considèrent que la
Loi de l'Ordre Public peut représenter un premier pas vers un éventuel
accord humanitaire. Pour cela, dès à présent, il se dit que cette
proposition va surgir au Congrès à n'mporte quel moment de la démarche
de cette initiative.
Accord humanitaire
Interrogé à ce sujet, Velasco précise que le pays
doit mûrir face aux accords humanitaires qui pourraient être une
porte d'entrée vers une négociation beaucoup plus sérieuse.
"Accord humanitaire qui soit vérifiable, que les deux parties cèdent
et que la société y gagne également. Pour réaliser un accord
humanitaire, seule une volonté politique est nécessaire",
dit-il.
Remises de peine
De plus, le Gouvernement pourrait, avec une plus grande
facilité, concéder, de manière individuelle, une remise de peine
pour les membres de groupes en marge de la loi qui participent à un
processus de paix.
Simultanément, il disposerait d'instruments juridiques
plus clairs et plus souples pour générer des processus de réinsertion.
Dans le projet original, il est dit que "le Gouvernement pourra
concéder, pour chaque cas particulier, le bénéfice de la remise de
peine aux nationaux qui auraient été condamnés par la sentence exécutoire
pour faits constitutifs de délits politiques de rebellion, sédition,
(asonada ???), conspiration et connexes de ceux-ci.
Cependant, dans le rapport, l'énumération de ces
illicites est supprimée et il est dit " ... pour faits
constitutifs de délits politiques et connexes de ceux-ci".
Avec cette rédaction nouvelle, fondée sur un arrêt
de la Cour Constitutionnelle, seront élargies les facultés du
gouvernement pour octroyer une exonération de peine à ceux qui font
partie d'une négociation de paix.
Avec ce nouveau projet, on cherche à prolonger, pour
la seconde fois, la vigueur de la loi 418 de 97. La première fois que
sa "vie juridique" a été étendue fut à travers la loi
548, laquelle arrivera à échéance le 23 décembre prochain.
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