Millième jour sans Ingrid Betancourt

Demain, 19 novembre, cela fera 1000 jours qu’Ingrid Betancourt, Sénatrice et candidate verte à la dernière élection présidentielle en Colombie, est l’otage des FARC (Forces Armées Révolutionnaire de Colombie). 

Nous retenons d’Ingrid Betancourt son courage et sa détermination.

Son courage : dans un pays en proie à la violence et ayant fait elle-même l’objet de menaces de mort, elle a continué inlassablement à se déplacer partout, à la rencontre des gens et de leurs problèmes, dans un pays deux fois grand comme la France. Consciente du danger qui la menaçait, elle a persisté à courir ce risque considérant que cela faisait partie de son travail de parlementaire, d’abord, et de candidate présidentielle, ensuite.

Sa détermination : Ingrid Betancourt s’est attaquée au mal qu’elle considère comme l’obstacle à toute solution aux problèmes que connaît la Colombie : la corruption. Dénonçant les scandales, les attaches que ses propres collègues ont avec le monde du trafic de drogues, elle a mené le même combat, année après année, d’abord à la Chambre, puis comme sénatrice, enfin comme candidate aux présidentielles. Cela lui a valu des quolibets, des injures, des menaces, mais aussi le soutien de ses électeurs.

Le combat d’Ingrid Betancourt doit être poursuivi ! Il faut obtenir sa libération et celle des autres otages, soit plus de 3000 personnes. Ingrid risque chaque jour sa vie et nous devons inciter les autorités colombiennes à tout faire pour que cesse le recours à l’enlèvement comme arme politique.

Tel est le sens de notre démarche, nous femmes parlementaires.

Nous avons remis ce matin à l’Ambassadeur de Colombie une lettre adressée à son Président pour lui exprimer notre vive préoccupation quant à la détention d’une femme défenderesse de la démocratie et de l’Etat de droit.

Nous voulons aussi attirer l’attention du Ministre des Affaires étrangères sur cette question en lui demandant de prendre contact avec ses homologues européens et colombiens pour voir de quelle manière la Belgique et l’Europe peuvent apporter une aide utile à la libération d’Ingrid Betancourt et des autres otages. Ce sera fait tout à l’heure, lors des questions d’actualité à la Chambre.

Nous allons également rencontrer le nouveau Président de la Commission Européenne, Monsieur Barroso, pour lui demander d’apporter son soutien aux initiatives en faveur de la libération d’Ingrid Betancourt.

Nous voulons enfin créer un réseau de parlementaires en faveur de la libération d’Ingrid Betancourt, au niveau des parlements régionaux, national et européen. Il est d’ailleurs prévu que nous allions en Colombie le 23 février 2005, pour exprimer notre solidarité à Ingrid Betacourt.



Adelheid Byttebier, députée bruxelloise Groen ! ;
Sabine De Bethune sénatrice CD&V ;
Karine Lalieux député PS ; 
Joëlle Milquet, députée et Présidente du CDH ;
Marie Nagy députée Ecolo ;
Françoise Schepmans, députée MR ;
Luk van Biesen député VLD ;