C'est pourtant le cas, mais cela mérite
évidemment plus d'explications. Personne ne niera le rôle central
d'Ingrid dans la création de nos comités et dans les actions que nous
continuons à mener - en collaboration étroite, d'ailleurs, avec la
famille Betancourt. C'est parce qu'ils avaient lu le livre d'Ingrid
et/ou qu'ils l'avaient vue et entendue à la TV que la plupart de nos
comités se sont créés. C'est la personnalité d'Ingrid et les valeurs
qu'elle défend qui continuent à nous inspirer. C'est son enlèvement
qui nous a fait découvrir la situation tragique que vivent des milliers
- des millions - de citoyens colombiens, et c'est avec elle que nous
espérons continuer le combat pour la défense de toutes les victimes de
la séquestration en Colombie, quand elle sera libérée.
Mais, justement, ce serait la négation
des propres valeurs d'Ingrid que de se battre pour une seule personne,
ou de choisir "sélectivement" les victimes avec lesquels nous
nous sentons solidaires, et celles pour lesquelles nous n'avons pas le moindre
intérêt.
Ingrid nous le rappelait elle-même dans
la vidéo reçue en août 2003 (voir Le
message d'Ingrid) : ce sont TOUS les séquestrés qu'il faut
libérer - pas seulement elle ou quelques autres qualifiés d'
"échangeables".
Nous ne nous battons pas pour une
personne. Nous nous battons pour des principes. Les Droits Humains ne
sont pas applicables sélectivement. Ils concernent TOUT LE MONDE. Et
cela mène à la troisième question posée par Juan :