Il faut distinguer les personnes et les
les principes. Ce serait indécent de mettre sur le même pied, sur le
plan personnel, Ingrid et certains dirigeants des Farc. C'est donc
totalement inexact de penser que je voudrais "maintenir, une espèce d’équidistance entre les deux responsables FARCS et
Ingrid. Mais il nous faut oublier ici les personnes concernées, et
considérer simplement leur situation par rapport au Droit.
Parmi les personnes séquestrées -
civils, militaires, personnages politiques..., il y a probablement de
tout. Des personnes comme Ingrid, mais aussi probablement des gens peu
dignes d'estime. Personne ne sait si certains militaires n'ont pas été
impliqués dans des actions contre des civils, ou certains politiciens
impliqués dans des affaires de corruption. Parmi les guérilleros
détenus par le gouvernement il y a probablement des pauvres hères qui
ont rejoint la guérilla pour ne pas mourir de faim, et d'autres qui ont
commis des crimes de guerre atroces - voire des crimes contre
l'humanité.
Quelle que soit leur situation
personnelle, le Droit International s'applique à tous sans distinction.
En oubliant qui ils sont individuellement, mais en considérant
simplement dans quelle situation ils se trouvent.
Pour les prisonniers en uniforme - des
deux côtés - ils doivent pouvoir faire l'objet d'un échange de
prisonniers en application des Conventions de Genève. Pour les civils
détenus sans justification - des deux côtés - ils doivent être remis
en liberté de manière inconditionnelle.
En parallèle avec cette application du
DIH, c'est à la justice - nationale et internationale - à examiner le
cas individuel de certains - en tout cas celui des dirigeants des
farc, des dirigeants des milices paramilitaires qui soutiennent le
gouvernement et peut-être de certains dirigeants de l'armée
colombienne. Mais il ne faut pas mélanger les deux questions.