La FICIB déplore l'aggravation apparente des relations entre le président Chavez et le gouvernement Colombien, qui intervient après plusieurs semaines d'espoir où des avancées significatives avaient été obtenues par Hugo Chavez et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, permettant d'espérer
enfin une libération par les Farc d'otages dont certains sont détenus depuis prés de dix ans.
Nous lançons un appel à la guérilla des Farc pour qu'ils tiennent
la promesse qu'ils ont faite de nous fournir, avant la fin de
l'année, une preuve de vie de tous les otages politiques qu'ils
détiennent, et de démontrer par un geste unilatéral leur volonté
de procéder réellement à la libération de ces otages.
Nous demandons au président
Uribe de considérer en priorité les aspects humanitaires du
problème, qui devraient passer avant les aspects politiques ou militaires.
Nous lui demandons de prendre l'initiative de contacter personnellement
le président Chavez, pour clarifier la situation face à face.
Plus que jamais, la
communauté internationale doit jouer son rôle pour convaincre toutes
les parties concernées de poursuivre le processus entamé par la
mission de médiation de Piedad Cordoba et de Hugo Chavez. Avec la
famille d'Ingrid Betancourt et toutes les familles de séquestrés,
nous pensons qu'une solution est possible à court terme et nous
gardons espoir.