C'est avec consternation que la
Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt vient
d'apprendre que le président Uribe venait de mettre fin
unilatéralement à la mission de médiation du président Hugo Chavez
dans la question des otages colombiens.
Tout comme
Yolanda Pulecio, la maman d'Ingrid, et toute sa famille, nous
réaffirmons notre totale confiance au président Chavez, qui a
obtenu des avancées significatives qui permettaient jusqu'à
aujourd'hui d'espérer enfin une libération d'Ingrid Betancourt et de
ses co-détenus.
Il n'y a
en ce moment aucune alternative acceptable à cette médiation, et
nous demandons avec insistance au président Uribe de revenir sur sa
décision, montrant ainsi que c'est lui - et non ses généraux - qui
dirige le pays.
Nous
lançons un appel pressant au président français Nicolas Sarkozy
pour qu'il intervienne immédiatement auprès de son homologue
colombien. Nous demandons à la communauté internationale de le
soutenir pour réclamer avec force le retour à la médiation, et nous
demandons aux élus qui nous soutiennent de le faire savoir au
gouvernement colombien par l'intermédiaire de ses ambassades.