Le 16 août 2007, Ingrid Betancourt et Clara Rojas entameront leur 2.000ème jour de captivité en pouvoir de la guérilla des farc.
Avec elles, des milliers d'autres personnes sont encore détenues en Colombie, otages de la guérilla, des paramilitaires ou de bandes de délinquants.
Impuissantes et souvent désespérées, leurs familles clament leur détresse, aux côtés des millions d'autres victimes de la violence
extrême qui règne dans ce pays et du conflit armé qui l'ensanglante depuis un demi-siècle : personnes disparues, déplacées de force ou menacées de mort pour leurs opinions.
Pour les 45 otages "échangeables" encore aux mains des Farc, et dont font partie Ingrid et Clara, seul un accord humanitaire négocié
entre le gouvernement et la guérilla peut encore donner à leurs proches un espoir de les revoir vivants. Mais les deux parties en conflit s'obstinent dans leur intransigeance et la situation apparaît comme plus bloquée que jamais.
Au moment où on vient d'apprendre la mort d'une douzaine d'otages - probablement assassinés par leurs ravisseurs - et où le ministre des affaires extérieures colombien déclare ouvertement son opposition à un accord humanitaire, il est plus que jamais important que la communauté internationale marque clairement son opposition aux opérations militaires qui mettraient en danger la vie des otages, et qu'elle fasse pression sur les deux parties pour qu'elles acceptent enfin de se rencontrer pour négocier.
Solidaires de la famille d'Ingrid et de toutes les familles d'otages, les comités de la Fédération Internationale des Comités Ingrid
Betancourt organiseront autour de la date du 16 août plus de vingt-cinq manifestations où
sera hissé en présence des élus locaux et des media qui nous soutiennent, une copie du drapeau qui a été planté par nos militants, au cours des années précédentes,
sur plusieurs sommets du globe : au sommet de l'Aconcagua
(6962m, janvier 2004), sur le mont
Elbruz (5942m, septembre 2004) et sur le Mont
Everest (8850m - 20 mai 2005). La même équipe est en ce moment
en route pour la Tanzanie, pour planter le drapeau au sommet du
Kilimandjaro (5.895m).
Le comité
FICIB du Panama le plantera au sommet du volcan Baru - le plus haut
sommet de ce pays. En Norvège, ce sera sur un point élevé proche
d'Oslo. En Belgique, ce sera sur l'Atomium, ainsi qu'au sommet de la
citadelle de Huy.
En France,
nos comités le planteront sur les points culminants du
Poitou-Charente (Le Rocher des Oiseaux); celui de la Creuse (Gentioux
- Pigerolles); celui du Nord (Le Mont des Cats) et celui de la Savoie
(Le Revard). Ils le planteront en Corse, à l'Ile de la Réunion, sur
le Mont Ventoux et même sur un terril à Loos-en-Gohelle, dans le
Nord.
Ils le
hisseront aux façades de mairies qui nous soutiennent, à Marseille,
à Hermanville sur Mer, à La Baule, à Chambéry, à Paris 9ème et
à Rouen. Ou encore sur des sites renommés : l'Opéra Comédie à
Montpellier; l'Esplanade de la Motte à Vesoul; l'église de Saint
Veran - la plus haute commune d'Europe; sur le Mont Saint-Michel de
Brasparts, au mémorial de Caen et sur l'esplanade des Droits de
l'Homme à Lille;
A cette
occasion, les journalistes de Couleur France.net - la radio des
Français de l'étranger - se mobiliseront une fois encore et feront
toutes les heures, dans leur flash d'information, l'écho de ces
manifestations.
En
Normandie, ce sont deux mille maires qui recevront un courrier pour
leur rappeler la situation d'Ingrid et les inviter à rejoindre les
plus de 1800 communes qui ont nommé Ingrid Betancourt Citoyenne
d'Honneur.