29 décembre 2006 : communiqué de
la FICIB


La Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) qui regroupe, en France et à l'étranger, plus de cinquante associations et comités de soutien, a découvert avec indignation le communiqué envoyé à la presse par un groupe qui se présente comme  "le comité français de soutien à Ingrid Betancourt", dans lequel son auteur critique le gouvernement français et en particulier le Quai d'Orsay, pour ce qu'il appelle son "manque de mobilisation pour Ingrid".

Le dirigeant de ce groupe parisien, dont les motivations semblent être plus influencées par des considérations politiques franco-françaises que par un engagement réel pour Ingrid Betancourt et les otages de Colombie, avait déjà proféré de pareilles attaques en 2006, obligeant alors la maman d'Ingrid Betancourt à publier un communiqué dans lequel elle marquait son "total désaccord" avec les déclarations en question, rappelant que " il ne fallait mêler intérêts politiques et sentiments négatifs à l’encontre du gouvernement français qui, depuis l’enlèvement d’Ingrid, est l’allié le plus sûr, le plus solidaire et le plus engagé dans notre lutte."

La complexité de la situation des otages politiques en Colombie est connue de tous, et il est évident que l'efficacité des initiatives qui peuvent être prises par un acteur comme le gouvernement français dépend essentiellement de la discrétion dans laquelle elles doivent être menées. Le fait que ces actions ne soient pas toujours connues du public ne veut évidemment pas dire qu'elles n'existent pas. 

Dans ce domaine, très peu de personnes sont mises au courant - et parmi elles se trouvent la maman, les enfants et la soeur d'Ingrid Betancourt, qui sont les seules personnes à pouvoir évaluer en connaissance de cause ce qui est fait ou ce qui ne l'est pas.

Nous demandons aux media de vérifier dorénavant la source de leurs informations, de façon à ne plus présenter au public les déclarations d'un groupe isolé qui ne représente que lui-même, comme étant celles "du comité de soutien français"

voir le communiqué de Yolanda Pulecio