Le 20 décembre, Clara Rojas devra, comme les quatre dernières années, célébrer son anniversaire en détention, sans le moindre contact avec ses proches. Le 25, Ingrid Betancourt devra faire de même. Elle aura alors 45 ans, dont presque cinq passés entre les mains de ses ravisseurs.
Le 21 décembre, Pablo
Emilio Moncayo et Libio José Martínez entameront leur dixième année
de détention - ils avaient été fait prisonniers par les Farc en
1997 sur la colline de Patascoy...
En cette semaine traditionnellement consacrée dans de nombreux endroits du monde à célébrer en famille les fêtes de fin d'année, nous ne pouvons pas oublier qu'en Colombie et ailleurs, plusieurs milliers de familles n'auront pas le coeur à se réjouir.
Les comités Ingrid Betancourt, regroupés aux côtés de toutes les familles d'otages, veulent à cette occasion envoyer un double message, aux Farc qui les détiennent, et au gouvernement colombien qui refuse de négocier leur libération : la communauté internationale n'acceptera, ni la prolongation indéfinie de ce calvaire, ni une opération militaire qui mettrait en danger la vie des otages pour l'hypothétique gloire d'une victoire militaire.
Dans les pays de tradition chrétienne, comme la Colombie et de nombreux pays européens, des millions de personnes vont dans quelques jours et dans toutes les langues, demander
"La Paix sur terre aux hommes de bonne volonté".
Espérons qu'il s'en trouve - enfin - quelques uns parmi ceux qui détiennent, en Colombie, le pouvoir de libérer les otages !