Expo « Colombia : ¡ libertad para todos ! »

Communiqué de la Ficib :

La FICIB organise du 18 au 31 octobre, au siège de la Commission Européenne (bâtiment Charlemagne), une exposition :

« Colombia :   ¡ libertad para todos ! »

Madame Ferrero-Waldner, Commissaire Européen chargée des Relations Extérieures et de la Politique Européenne de Voisinage, nous fait le grand honneur de parrainer cette exposition.

14 octobre 2006 : la Commission retire cinq panneaux !

Nous venons de recevoir la communication suivante :

"Afin de refléter notre soutien et nos encouragements à la négociation d'un accord humanitaire et à une solution négociée du conflit en Colombie, nous avons souhaité limiter l'exposition aux thèmes directement liés à la situation des otages et à celle de l'ensemble des victimes de la violence dans le pays. Nous avons voulu éviter toute référence à des sujets polémiques."

Rafael Gelabert
Head of Unit - Andean Community
European Commission - DG Relex/G3  

La liste des 5 panneaux qui, suite à cette décision,  ne pourront pas être exposés dans les locaux de la Commission Européenne est la suivante :

La Colombie : une démocratie empêchée
Les paramilitaires d’extrême droite
Plus de 3 millions de déplacés
Des milliers de « disparus »
En Colombie, le travail de défense des droits humains se fait
    dans la peur et l’intimidation
 

Cette liste peut surprendre quand on examine les raisons invoquées par Mr Gelabert, puisqu'elle pourrait laisser supposer que les 3 millions de personnes déplacées, les milliers de disparus et les défenseurs des Droits de l'Homme assassinés ne feraient pas partie de "l'ensemble des victimes de la violence dans le pays"…

Tout en ré exprimant à Madame Ferrero-Waldner nos vifs remerciements pour son soutien aux efforts qui sont faits en ce moment pour aboutir à un accord humanitaire et à une solution négociée du conflit, nous déplorons la décision de Monsieur Gelabert qui nous semble en contradiction avec le principe de la liberté d’expression, et pourrait apparaître à certains comme une volonté de masquer certains aspects « dérangeants » de la situation en Colombie.