Communiqué de Mélanie   

Lorenzo, mon frère, et moi, nous réjouissons de la libération de Florence Aubenas et de son guide Hussein Hanoun.

Nous remercions également le Président de la République pour les mots de soutien qu'il nous a adressés dans son message d’aujourd’hui.

Nous voulons également tout particulièrement remercier du fond du cœur Benoît Aubenas, le père de Florence, qui malgré la douleur de l’absence de sa fille, s’est joint à la nôtre et n’a cessé de nous apporter soutien et réconfort.

Nous voulons rappeler qu’il reste encore une otage française retenue en Colombie : ma mère, Ingrid Betancourt, enlevée depuis trois ans et quatre mois, et dont nous sommes sans nouvelles depuis presque deux ans.

Les autorités et les services français ont une nouvelle fois montré leur savoir faire et leur extrême efficacité pour ramener à la liberté notre compatriote.

Nous sommes sûrs que la même énergie et la même efficacité seront à présent déployées pour libérer dans les plus brefs délais notre maman.

Même si nous avons conscience qu’une libération est un processus complexe et long, cela fait 1205 jours que nous n’avons pas revu notre maman et nous voulons insister sur l’attente insoutenable à laquelle nous sommes confrontés.

Nous ne doutons pas que désormais, tous les efforts seront mis en œuvre pour faire de la libération de notre maman une priorité absolue.

Mélanie Delloye Betancourt
Le 12 juin 2005