Selon l'association
qui regroupe leurs familles, plus de 8.000 personnes auraient
disparu en Colombie depuis 1970. On parle maintenant de 31.000
victimes. Arrêtées par la police,
l'armée ou les paramilitaires à cause de leurs activités
sociales ou syndicales, de leurs actions pour la défense des
Droits de l'Homme ou pour leur soutien présumé à la guérilla,
elles ont ensuite disparu sans laisser de traces. On estime
aujourd'hui qu'il se produit encore une disparition forcée tous
les deux jours.