Originaires des
milices privées de grands propriétaires terriens et de
narcotrafiquants, ils contrôleraient 60% du trafic de drogue en
Colombie. Supplétifs de l'armée pour mener la " guerre sale
" contre la guérilla, ils sont d'après Amnesty
International responsables de 70% des atteintes aux Droits Humains
en Colombie. En 2005, une loi " Justice et Paix "
fortement critiquée par de nombreuses organisations de défense
des Droits de l'Homme, leur garantit une grande impunité en
échange de leur démobilisation.
Depuis lors, on
a assisté à une recomposition du phénomène paramilitaire avec
les mêmes éléments qui étaient présents au début des années
quatre-vingt-dix : trafic de drogue, extorsion, vol de terres avec
déplacement forcé et intervention dans la politique. En
septembre 2009, on estime que 82 bandes se sont reformées dans la
plus grande partie du territoire colombien, avec au moins 10.000
hommes bien armés, la moitié d'entre eux étant d'anciens
paramilitaires, soi-disant démobilisés.